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Phénotypage


INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL

Laboratoire de chirurgie des petits animaux

Responsable: Marc-Antoine Gillis

 

 

Le laboratoire || Les technologies || Les résultats

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Informations générales

1. Cœur travaillant et de Langendorff

Nous possédons un système de cœur travaillant et de Langendorff. Cette installation permet de faire des mesures d’hémodynamie sur des cœurs ex vivo. Le cœur est retiré de la souris puis canulé par la carotide. L’ensemble est relié à une colonne de Krebs qui par gravité irrigue les artères coronaires. Une canule est ensuite implantée dans l’oreillette gauche du ventricule via les veines pulmonaires et le perfusa est alors redirigé pour entrer dans l’oreillette puis sortir par le ventricule gauche. On peut ainsi recréer un circuit normal de contraction cardiaque. Cet appareillage permet de mesurer les performances cardiaques sans avoir d’interposition du système nerveux autonome, on peut mesurer l’effet d’une drogue, changer les paramètres de précharge et post charge pour simuler un mauvais retour veineux ou une hypertension artérielle. Les milieux peuvent être modifiés pour simuler une hypoxie ou un débalancement ionique.

2. Mesure d’hémodynamie avec courbes Pression-volume

L’Institut de cardiologie possède la capacité de mesurer l’hémodynamie des souris avec des cathéters microtip de chez Millar de 1.4F afin de mesurer la fonction cardiaque dans le cœur droit et gauche de la souris. Toutefois il est maintenant possible de faire des courbes pressions-volumes grâce à un nouveau type de cathéter de 1.2F. On peut ainsi obtenir les mêmes informations qu’avec un capteur de pression conventionnel mais en plus le capteur mesure le volume de sang dans un espace donné soit le ventricule gauche. On peut donc séparer entre ce qui est déterminé par les conditions de charge et ce qui est déterminé par les propriétés du ventricule. On peut aussi analyser le couplage entre les propriétés mécaniques du ventricule gauche et celles du système artériel d'une manière qui permet de prédire les volumes d'éjection systolique. Enfin on peut calculer les modifications du travail d'éjection systolique produites par les variations de la charge ventriculaire.


Personnel

Le responsable du laboratoire est Marc-Antoine Gillis. (Assistant de recherche)


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1. CŒUR TRAVAILLANT ET DE LANGENDORFF 

Un capteur de pression est implanté dans l’oreillette un second dans le ventricule gauche et un troisième au niveau de l’aorte.

Les débits entrant et sortant du cœur sont aussi mesurés ce qui nous permet de calculer le débit coronarien.

Enfin des électrodes peuvent être posées sur le cœur afin de mesurer l’électrocardiogramme et/ou stimuler le cœur. Les pressions entrantes et sortantes sont contrôlées ce qui permet de travailler en pression ou en débit constant.

Les paramètres enregistrés pour la fonction intraventriculaire sont : P.systolique, P. diastolique, P télédiastolique, dP/dT max, dP/dT min, Tau, index de contractilité, etc.

Pour l’électrocardiograme : tous les intervals et segments peuvent être mesuré et il est possible de faire des ECG moyen et des courbes de tendances.

 

Schéma d’une installation de cœur travaillant

 

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Exemple d’un cœur perfusé

Référence :

Grupp IL, Lorenz JN, Walsh RA, Boivin GP, Rindt H. Overexpression of alpha1B-adrenergic receptor induces left ventricular dysfunction in the absence of hypertrophy. Am J Physiol. 1998 Oct;275(4 Pt 2):H1338-50.
Khairallah M, Labarthe F, Bouchard B, Danialou G, Petrof BJ, Des Rosiers C. Profiling substrate fluxes in the isolated working mouse heart using 13C-labeled substrates: focusing on the origin and fate of pyruvate and citrate carbons. Am J Physiol Heart Circ Physiol. 2004 Apr;286(4):H1461-70



2. MESURE D’HÉMODYNAMIE AVEC COURBES PRESSION-VOLUME

Une fois le cathéter entré on fait une injection de KCl afin de faire une nouvelle famille de courbe de pression, ce qui permet de faire une correction nécessaire pour calculer les volumes absolus. On produit ensuite une sténose de la veine cave inférieur au dessus des reins afin de faire une troisième famille de courbe.

Au niveau des asymptotes systoliques et télédiastoliques on peut alors mesurer ESPVR et EDPVR et ainsi avoir des renseignements sur l’élastance, le travail cardiaque et les fractions d’éjections.

Pour plus d’informations sur la capacité de données que l’on peut retirer de ces courbes vous pouvez aller sur le site :

http://imagerie-cv.univ-lyon1.fr/WEB_CARDIO/documents/Documents_references/poly-biomeca/biomec34.htm#Heading56


Schéma d’un catheter pression volume entré par la carotide droite, installé dans le ventricule gauche


 


Capteur de pression et volume

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Exemple de famille de coubres pressions volumes obtenues avec un catheter 1.2F de la compagnie Scisense et interpreté par le logiciel IOX (EMKA tech)

 


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